Une parmi tant d’autres

C’est une journée parmi tant d’autres depuis quelques semaines. Je me suis levé avec cette folle idée de me recoucher : manque d’énergie. C’est la saison du soleil qui repart, visiblement. Je devrais retrouver mon avant-poste d’étude dans la bibliothèque-qui-nous-donne-des-lampes-de-luminothérapie-gratos-sur-les-tables-d’études d’ici peu pour essayer de critiquer le succès ou non de la chose… J’ai donc quitté promptement l’appartement après mon réveil. Direction? La cité universitaire (j’allais écrire « campus universitaire », mais il semblerait que ce soit un pléonasme), pour y voir mon patron de cet été. J’ai quitté son bureau avec une dernière petite touche à faire au contrat avant d’en avoir terminé pour de bon. J’ai pris mon temps grassement pour marcher vers la prochaine destination. Un cinkacette dash assemblée générale pour une instance étudiante de ma faculté. Quoi? Encore une? Oui, je sais, je sais… Mais ce n’est pas comme si c’était une parmi tant d’autres! Autour d’un souper et de deux coupes de vin rouge, assis dans un endroit chaleureux qui fait jouer au jazz à la stéréo à donf, je n’ai pas à me plaindre! Ça m’aura permis de jouer le rôle de président d’assemblée et d’introduire la tradition du point joie en fin de réunion… Puis j’ai proposé un cinoche, accepté par une personne que je ne connaissais pas et qui est bien agréable à côtoyer (lire : elle est capable de m’écouter déblatérer à fond la caisse sans broncher, c’est fort). Conclusion : le film « Bluff », pour un film québécois ce n’est pas mauvais (tu avais raison Miléna). Cliché, facile, mais bon. Peu importe qu’il aurait été mauvais ou un chef d’oeuvre, j’aurais apprécié. Les films de nature vaudevillesque, ça ne peut pas être mauvais…

C’est ici que tout le reste prend son sens. Au sortir du cinoche, j’étais repu de mon souper et mon vin. J’avais la tête libérée de toutes pensées chiantes (désolé, mais Dawson, le 9/11, les secousses en Indonésie et la biographie de Jean Chrétien, je n’en ai cure. À peine j’aurais eu une pensée pour Pavarotti, fut-il décédé en ce jour plutôt que la semaine dernière) et c’est probablement pour ces raisons que la fin de soirée a été plus agréable à mon être qu’elle ne l’aurait été en temps normal.

En sortant du cinoche donc, je me suis rendu compte que le film était terminé à temps pour attraper au vol, mais sans course folle, un bus express ce qui m’épargne près de 25 minutes d’autobus. Joie nº 1 : yé. Une fois dans l’autobus, j’ai ouvert mon cartable d’étude pour un cours et j’ai fait un bon saut dans le nombre de pages que je dois lire. Mieux? J’ai compris ce que j’ai lu. Je dois avouer que depuis quelque temps, je me questionnais sérieusement sur ma capacité à assimiler de la matière académique et cette petite lecture d’autobus ma rassurée. Joie nº 2 : yé. Arrivé près de mon arrêt, je me suis levé et le chauffeur a fait un arrêt quelques rues avant pour me laisser sortir, et ce, sans que je lui en fasse la demande. Il s’est rendu compte dans la dernière semaine de mes habitudes de trajet, et est assez aimable pour s’y plier de bon coeur. Il m’a surpris et je lui ai chaleureusement souhaité le bon soir. Joie nº 3 : yé. Une fois que j’ai sauté hors de l’autobus à demi-toujours-en-marche, j’ai levé les yeux vers le ciel. Oui, la banlieue c’est loin. Oui, la banlieue c’est plate. Mais bâtard que la ville ne compte pas autant d’étoiles que ma banlieue. Joie nº 4 : yé. Me reste plus qu’à rattraper le retard que j’ai déjà accumulé dans mes tâches académiques, et ça serait parfait. Ah, oui, mon samedi s’est entièrement libéré : je vais y consacrer mon temps.

Ah, j’adore quand tout va bien et que ce n’est pas dû au fait que je viens de me lancer une bonne dose d’endorphines d’après masturbation!

Commentaires


dark clubbeuse:

Merci pour la suggestion cinoche, et garde ta positive attitude!!
(p-s je t’autorise à rire de mon nick de bloggueuse autant que tu veux, moi aussi je me suis roulé par terre en le créant. Les contradictions font la beauté des gens ;-))


Virge:

J’ai vu Bluff hier soir avec ma soeur skin-head. Nous avons bien aimé toutes les deux. Et que dire de la fin?! J’l'avais pas vu venir pantoute.

Dans la chronique cinoche, si tu n’as pas vu «deux jours à Paris», c’est à voir ab-so-lu-ment! Vraiment différent de Stranger than Fiction mais aussi bon!


Le Voyou du Bayou:

Endorphine d’après masturbation! Ahaha, elle est bonne! BRAVO LAPIN BLANC POUR CE PASSAGE!


Miléna:

J’approuve aussi le passage sur les endorphines. J’aime le monde qui ose dire les choses comme elles sont. Et j’aime bien ta tête, Lapin.


Katrou:

Moi aussi j’ai vu Bluff et j’ai adoré…! Fin quand même imprévisible et j’adore les histoires en parallèles !

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