Tiens, un autre petit papier sur le bouddhisme que je viens de terminer pour un cours… Pour les intéressés, cliquez sur le lien. Autrement, ma petite joie de la soirée, avant d’aller dormir enfin, est d’avoir eu le courage d’ouvrir la correction de mon dernier travail. J’avais une peur bleu d’une note complètement à chier et je n’osais pas regarder la note. Finalement, B+. Yay. Je roche. (I rock, pour les pas bilingues.) Bon, pour ce travail, bonne lecture. Je sais, c’est probablement truffé de fautes, et je sens que mon introduction laisse totalement à désirer. Mais bon, je n’avais plus envie de retourcher à ce que j’ai écrit. Là. C’est dit.
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Il apparaîtra pour la personne qui étudie avec attention le Bouddhisme que les avancements d’André Couture dans la conclusion de sur la piste des dieux, quant à l’éclatement religieux n’échappent pas à cette religion et bien que la profession de foi des adeptes du bouddhisme se résume en trois mêmes joyaux (le Bouddha, sa doctrine et sa communauté), il y à plusieurs distinctions importantes à faire au sein même de la communauté au sens large.
Premièrement, il y a une distinction juridique qui distingue plusieurs groupes différents de moines. Cette distinction juridique, vināya, apparaît parce que tous les monastères ne suivent pas le même code de conduite, les mêmes rituels. Elle se perpétue de moine en moine, et une vināya disparaît quand il n’y a plus de moines qui vivent sous sa dénomination.
Il y a deuxièmement une autre distinction moins importante, mais tout aussi forte, celle des gens qui interprètent de la même façon les enseignements du Bouddha. Chacune de ses écoles, vadā, sont des laboratoires de pensées sur les questions intellectuelles de l’enseignement bouddhique et ne fait pas vraiment distinction des vināya, les gens pouvant avoir des discutions philosophiques diversifiés dans plusieurs monastères…
Il y a en troisième lieu une distinction plus grande et plus complexe, celle des voies, ou véhicule (yāna). On y distingue traditionnellement deux voies, trois si l’on compte le bouddhisme tibétain – même si ce dernier se veut d’une des deux voies principales. Il y a le petit véhicule (hīmayāna). C’est cette tradition qui se veut la plus ancienne, elle met en avant l’idéal de l’arhat. Une personne qui s’engage sur la voie du bouddhisme cherche à atteindre l’état de saint (arhat) pour atteindre l’éveil. Cette personne se libère du cycle des renaissances, mais ne sera jamais un Bouddha. Il y a aussi le grand véhicule (mahāyāna) qui propose une façon plus ouverte d’atteindre l’Éveil. Cette voie propose que chaque homme possède en lui le dharma du Bouddha et que, nonobstant la grande importance d’atteindre le nirvāna, il faut rester sur cette terre par compassion afin d’aider les autres à trouver le germe du bouddha en eux et le faire grandir. Il y a donc une façon plus personnelle (chercher à atteindre l’Éveil) et une plus « communautaire » (chercher à atteindre l’Éveil et aider les autres à y parvenir) de vivre le bouddhisme.
Mais dans le mahāyāna, on retrouve encore plusieurs divisions. Si ces écoles de pensées sont toutes unies dans le but à atteindre (arriver à l’Éveil et aider les autres à y parvenir), elles se différencient par la façon d’y arriver. Et encore une fois, sans entrer dans le détail par contre, il est à noter que ces écoles se divisent aussi en d’autres écoles! On trouvera les écoles sapientielles, qui voient en une médication sur la vacuité le moyen parfait pour atteindre l’Éveil – au Japon, le Zen provient des écoles sapientielles; les écoles du « bouddhisme de la foi » qui dirigent la foi vers un bodhisattva qui guidera l’humanité vers l’Éveil – au Japon toujours, on retrouve l’Amidisme sous cette école; et enfin une école tantrique, basée sur plusieurs rites mystiques contenus dans des mantras – le bouddhisme tibétain est de cette école. On dira quelquefois que le bouddhisme tantrique, vu son côté mystique et rituel, qu’il est détaché du mahāyāna, de là mon allusion plus haut sur deux ou trois distinctions dans les voies.
Toutes ces précisions sommaires sur les divisions du bouddhisme devraient appuyer l’opinion d’André Couture au sujet de l’éclatement religieux dans les grandes religions, et que le bouddhisme n’y échappe pas. Si en surface, pour la majorité des gens hors du bouddhisme, cette philosophie semble très unie sous le visage d’un bouddha figurine agenouillée, on se rend compte après une observation plus poussée que, bien que tous les bouddhistes cherchent à obtenir le même but… Les multiples façons de faire et de vivre sa recherche de l’Éveil créent autant « d’autres » bouddhismes différents, mais semblables — divisés, sous une même bannière…