Tu sais, c’est beau de savoir que nous allons devoir travailler sur ton incapacité à être seul, mais on doit surtout trouver pourquoi tu as cette peur… « Je suis seul, donc »… On doit trouver le reste de cette phrase. Tu es seul, donc tu es en danger? Tu es seul donc tu est vulnérable? Il faut trouver. Une fois ça, on cherchera ce qui a provoquer tout tes mécanismes de défense qu’on a pu identifier jusqu’à maintenant. La thérapie va entrer là, elle va aider ton cerveau à faire ressortir les évènements traumatisant, et t’aider à les intégrer correctement.
Un petit enfant de 5 ans, lorsqu’il vit une situation qui le dépasse digère comme il peut la situation et s’en protège à ça façon. Le problème, c’est que son cerveau d’enfant lui n’a pas la rationalité d’un adulte pour voir la « normalité » de la situation. Ainsi, la réaction au traumatisme reste dans ton cerveau, et plus le temps passe, plus le cerveau l’associe à d’autre situations, ce qui amplifie le problème, en quelque sorte. Rendu là, c’est tout un exploit de s’en être rendu compte, et de venir consulter…
En attendant l’autobus aujourd’hui, j’ai vu un petit gamin de 5 ans, tout blond aux yeux bleu, comme moi quand j’avais son âge. Il pleurait à chaude larmes, il avait peur de traverser la porte de l’autobus. Et il y avait sa mère, qui lui répétait « ce n’est rien mon grand, c’est pas l’autobus qui est méchant, seulement, l’autre chauffeur était fatiguer, il à juste peser sur le bouton un peu trop rapidement… Attends… Tu vois, il n’existe plus ton bobo! Allez, on entre?» Et le petit de faire signe oui de la tête. Mais au moment d’entrer dans le bus, il à crié, et sa mère la pris dans ses bras pour l’emmener.
J’aurai tellement voulu le prendre, le regarder dans les yeux et lui dire du haut de mon cerveau d’adulte de ne pas en faire tout un cas et de ne plus avoir peur des autobus, c’est un truc banal ce qui lui est arrivé, histoire d’essayer de lui éviter l’effet boule de neige, et un jour se retrouver à consulter un psy pour un problème qu’il ne comprends pas en tant que tel, et que la source sera oublié de son petit cerveau d’enfant, ce qui encore plus troublant une fois arrivé à 23 ans…
Commentaires
Le Voyou du Bayou:
Quessé tu dis là mon garçon! Y’a que seul qu’on est pas blessé par la rudesse de l’humanité.
Sois un vrai blogueur et sois un solitaire qui s’assume!
Petite Fraise:
Hum… C’est en ayant de bonnes discussions avec des amis d’enfance que je réalise souvent qu’on a tous eu nos blessures d’enfant. Certaines sont plus profondes, d’autres le sont moins. Mais ce que j’admire, c’est comment on peut revirer la situation à son avantage une fois qu’on a fait le grand voyage à la découverte de soi et qu’on réussit ensuite à aller vers l’autre. J’admire aussi ceux qui ont eu la vie dure, mais qui ne se sont pas transformés en bourreaux. Souvent, ce sont des gens avec une très grande sensibilité et une âme d’artiste.
Le lapin blanc:
@Voyou: Arrête, c’est justement ça que j’essaie de guérir, arrêter de me sauver des blessures ;) Faut être humain et souffrir des fois… !
@Petit Fraise: Tiens, je me reconnais là dedans ;) Maudite âme d’artiste toujours troublée !! … ;)
Miss Klektik:
Je dirais qu’on apprécie les blessures que ceux qu’on aime nous infligent, mais bon… pour le petit de cinq ans, ne te retiens pas la prochaine fois. Ces paroles d’étrangers restent parfois aussi longtemps que les évènements et leurs impressions.
Vanille:
Les mécanismes de défense que nous nous sommes créés sont encrés bien solidement dans notre personnalité. L’affaire c’est que, des mécanismes de défense, tout le monde en a. L’enfant s’en fabrique constamment au cours de son apprentissage et on en contruira tout au long de notre vie. Certains nous sont bénéfiques, d’autres un peu moins. Tout est une question d’apprentissage par essais et erreur. Quand on fait face à une nouvelle situation, on va tenter de réagir de manière à en retirer le maximum de bénéfices par rapport aux coûts. Si le MD est satisfesant, on va le répéter dans une situation similaire. Il est très difficile d’identifier des MD parce que tout le processus se fait inconciamment. Dis toi que si tu as adopté un MD, c’est parce qu’il a été profitable pour toi au niveau des coûts/bénéfices. Autrement, tu l’aurais (inconciamment, toujours) rejeté et essayé un autre jusqu’à temps que ton apport C/B soit satisfesant pour toi. Bref, si tu considère que tu réagit mal à une certaine situation, essaie de voir dans quelles autres situations tu répètes ce mécanisme de défense et surtout, essaie de trouver les bénéfices que tu en retire en adoptant un tel comportement. Tu verras que c’est pas pour rien que tu réagis de telle ou telle façon et ça t’aidera p-e à t’en défaire, si tu y tiens toujours par la suite.