Aveugles dans le noir

(Ceci est une traduction libre et adaptée d’une chanson que j’aime tout particulièrement. Je n’ai aucun réel mérite.)

Je vous figerai tout, mortel, avec mes instincts dominants.
Je serai le cauchemar des révélations — je n’en demandais pas autant.
Je goûterai la déflagration alors que les Gémeaux se sépareront.
J’absorberai le soupir humain pour éradiquer vos mensonges latents.

Est-ce qu’il suce votre poitrine de soie habillée, pour le lait, nectar doré?
Est-ce qu’il ressent le bien que vous lui voulez au tréfonds de votre regard creux?
Ou peut-être qu’il ressent vos vraies émotions dans les brûlures qu’elles vous font?
Pensez-vous vraiment que vos mensonges déchireront les nuages dans les cieux?

Sentez mes doigts dans vos blessure, tandis que mes yeux cherchent votre angoisse.
Vos questions me font perdre un temps précieux — ah! vos yeux me détestent.
Malade d’une vie que vous n’avez jamais eue, digne d’un mort, vous lui ressemblez.
Je pourrais m’en soucier moins si je le désirais, retournez donc à la nuit.

L’ignorance est-elle mon destin ou mon amour, une haine incomprise?
La libération est-elle ma compagne ou bien je dors tout en étant éveillé?
Est-ce que cet endroit que l’on appelle maison est orné d’un brouillard dévastateur?
Suis-je un mortel, suis-je un dieu — suis-je plus brillant que vous ne l’auriez cru?

Je ne supplierai jamais pour la pitié — je n’embrasserai jamais vos pieds.
Je ne demanderai jamais la rémission des pêchés, car je veux tous les garder!
Je guiderai les aveugles dans la nuit bien que je ne puisse me voir moi-même.
Je chuchoterai à l’oreille du sourd bien que je sache que vous ne pouvez parler.

Et j’entends des rumeurs à propos des anges…

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