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Résultat
Mon compte rendu de lecture, revu et corrigé par mon amour… ! (ma feuille de style pour le site fait des drôles de trucs… alors, les mots écrits en rouge/rose, en théorie, c’est de l’italique dans le texte original!) Un commentaire de ma part pour la forme? “Maudine que c’est pas facile faire des travaux quand t’as pas été à l’école depuis trop longtemps!!! Râaaa!!!”
Les aspects élitiques de l’alcool chez l’élite de la Nouvelle-France
Le nombre d’études qui portent sur le Boire de l’élite des colonies d’Amérique étant très peu développées à ce jour, Catherine Ferland de l’UQAM cherche ici à approfondir ce sujet. Plus précisément, elle veut explorer les pratiques de consommation alcoolique de l’élite de la Nouvelle-France du 18ième siècle. Dans cette étude, elle tente de démontrer les aspects identitaires reliés à la consommation d’alcool pour cette caste de la société d’alors, tant envers ses relations dans la lointaine métropole, ses voisins immédiats de la colonie ou elle-même. Les documents concernant le rapport de l’élite de la Nouvelle-France et l’alcool étant presque, sinon totalement inexistants, elle s’appuie sur le peu de documents français effectués à ce sujet et certains récits de gens de l’époque.
Il semble que pour l’élite, nous ne buvons pas ce que nous sommes, mais nous sommes ce que nous buvons. Ainsi, pour s’afficher comme étant au-dessus des autres, l’un doit boire une grande boisson, d’une grande manière. Si pour les gens de l’époque, le fait de vivre en colonie les rapproche de la sauvagerie, l’élite qui se veut distinguée se doit donc de montrer la même élégance que ses collègues de la « civilisée » métropole. Cette attitude commence donc à la base : pour s’associer aux gens de France, ils doivent consommer de boissons et vins français, contrairement au Canadien moyen qui consommera l’eau-de-vie de la colonie, moins couteuse et nullement sophistiquée. Si l’élite ne boit qu’exclusivement du vin de bon goût, le petit peuple ne se gêne nullement d’en boire aussi à l’occasion, vu les grandes quantités de vins importées recensées dans les livres de commerce. Mais là où le peuple boit un vin raffiné (un bordeaux, par exemple), l’élite y voit un vin moyen, cherchant toujours à augmenter le niveau de bon goût (cherchant à boire plutôt un vin de Champagne ou des Canaries). Seul entorse à cette règle sous entendue : les guerres qui raréfient les importations et forcent l’élite à consommer des alcools moindres (bières et eau-de-vie) « à titre de curiosité ». Ne suffira pas cependant d’avoir un vin de bon goût, mais aussi une vaisselle tout aussi agréable, les verres fins seront donc de mise pour la consommation directe. Pour le service, quand la quantité de personnel le permet, il sera de la mode française : le vin déposé sur un buffet et servi par un domestique pour éviter qu’un convive un peu trop échauffé ne renverse une bouteille. Autrement, mais seulement parce qu’ils y sont contraint, les bouteilles peuvent se trouver directement sur la table, le vin servi le plus possible frais, la glace étant un produit de luxe. Une dernière pratique calquée sur leurs homologues métropolitains : l’élite trinque à la bonne santé de ses amis. Avec une étiquette et des rituels complexes, trinquer est synonyme de démontrer la valeur sociale des uns et des autres, la bonne santé étant souhaitée en premier lieu à la personne la plus importante, ou l’hôte du repas.
Si l’on se donne un mal fou pour le « comment » de la consommation des boissons, le « quand » est aussi très important. Boire est une pratique habituellement réservée aux repas et aux bals. Lors du repas, un hôte qui fait couler le vin à flot est un hôte riche et important. Ce rapport est accentué si en plus le vin servi offre une diversité impressionnante. Il est bon cependant de noter que dans un contexte de repas quotidien ou de pénurie (en cas de guerre, par exemple), l’élite canadienne consomme souvent du vin coupé d’eau. Les riches tendent aussi à se singulariser en déplaçant le temps du Boire à des moments où il est impossible pour les autres gens de le faire : la nuit. Quand l’homme du peuple dort, l’homme riche fête. Socialement parlant, la fête est pour le riche ce que le travail est au pauvre, et il convient donc de ne pas entrecroiser les périodes de travail et de fête, pour garder distincte la limite entre l’homme pauvre et l’homme riche. Cette période du Boire nocturne permet aussi à l’élite de se laisser aller quelque fois à l’ivrognerie et la débauche, les abus étant proscrits à ces bals nocturnes, ils ne sont pas vus négativement par leurs semblables.
L’élite, qui se donne un mal aussi grand pour se distinguer des autres classes sociales, il se garde aussi une séparation à l’intérieur de sa caste. Le clivage le plus apparent est celui du sexe, celui-ci étant permanent et non circonstanciel comme la maladie ou l’âge. L’alcool étant à l’époque un symbole de virilité, boire est un verbe accordé naturellement au masculin. Plus encore, il en est presque une obligation pour l’homme adulte de boire, garantie de santé et de sociabilité, qui le garde près de son tempérament naturel, viril, courageux et fort. Au contraire, l’abstinence est une pratique anormale qui amène la maladie et la solitude. Une exception à cette convention sociale : l’homme ordonné prêtre est « absolu » ab ovo puisqu’il a renoncé aux habitudes charnelles de l’homme commun. Mais tous les gens de foi n’ont pas fait vœux d’abstinence et les communautés religieuses sont friandes du vin, comme le démontrent les inventaires de cargaisons de leur ordres. Les gens de profession militaire sont aussi de grands consommateurs d’alcool, mais là où le soldat se fait servir eau-de-vie et bière de mélasse, les hauts gradés consomment de bons vins. Il n’est donc pas rare, par esprit de bonne bataille et de socialisation, caractéristique inhérente au Boire masculin, que des généraux partagent un bon vin entre les batailles. La femme adulte, cependant, douce et paisible, doit être préférablement tenue hors des alcools qui échauffent les sangs, et ne pas troubler leur nature profonde et nuire à un potentiel enfant en leur sein. Une femme malade et instable mentalement peut se voir offrir à boire, pour rétablir un bon ordre dans son corps. Contrairement à leurs homologues masculins, les femmes religieuses doivent aussi respecter la condition inhérente à leur genre : sobriété. Ainsi donc, « à l’époque moderne, l’homme s’évade dans la bouteille, la femme dans la maternité ou le chapelet ».
Au final, en perpétuant les manières de consommation d’alcool de l’élite française, ceux de la Nouvelle-France démontrent leur appartenance à la métropole de bon goût, et nient leurs liens à la colonie sauvage, tout en se distinguant du petit peuple. Comme leurs homologues français, l’élite canadienne boit donc socialement, la nuit et au masculin.




































Ton compte-rendu, revu et corrigé par moi, livré à toi accompagné d’un trio McXtra, en jaquette de Winnie l’ourson à 22h00… et tout ça, avec un bisou!
Non mais, shu tu assez fine hen !!!
Je t’em :)
P.S: Merde pour ton examen de demain ! T’es capable !
Tu m’en veux si je ne lis pas jusqu’au bout?! :P
wé! ;)
Fiou… je suis pas la seule à avoir sauter ”quelques” mots! ; )
la honte sur vous tous!