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Le Paresseux
(J’ai fait ça à temps perdu dans un cours…)
Le Paresseux
Depuis une semaine qu’il creuse. Depuis des années que cette voie est planifiée. Son entêtement à quitter ce monde malfamé et insécur est sans bornes. Il y à quelque années, il à été déporté ici. Ici, cette pièce qui est des plus malodorante et désagréable au regard. Son crime pour la déportation? La différence sociale. Il refusait de s’intégrer aux groupes, de parler à ses collègues de travail, de suivre les horaires…
Une fois les autorités alertées, et l’enquête à son sujet complétée, il l’ont enlevé en pleine nuit et placé dans cette institution, plus détestable que son minable logis d’avant. À cette étape-ci de l’échelle sociale, on n’en sort plus. Socialement, il n’existe plus rien à espérer pour un homme déporté. Mais même une fois au bas de l’échelle, un homme peut s’en sortir, à condition d’être astucieux, fort , courageux et vaillant. Après une vie de labeur intense, il est possible, même pour le plus bas des reclus, de se payer du bon temps sur cette terre qui ne laisse jamais de chance à personne.
Ainsi, depuis une semaine qu’il creuse, toutes les nuits après son quart de “bénévolat”. D’ici peu, il gagnera la liberté tant convoitée: aucun horaire, aucun travail, du pain sur la table et des gens qui le comprennent vraiment. La joie que lui procure ces pensées le pousse à travailler d’arrache-pied, jusqu’à l’épuisement total, nuit après nuits, à la réalisation de ce tunnel.
Et puis enfin, arrivera le moment de consécration. Celui où le Tout Puissant lui accordera enfin le fruit de ses souhaits. Il heurtera une sorte de pierre, un mur. Ce mur qu’il fracassera de toute ses forces pour le franchir victorieusement, et voir enfin la lueur de la liberté! Derrière ce mur, le repas arrive toujours à la même heure, trois fois par jour, sept jours sur sept, ad vitam aeternam. Là-bas, personne ne vous obligent à rien et les autres sont comme vous, et ils vous comprennent. Là-bas, ne transpire rien de la misère du dehors.
Là-bas, enfin, il sera en prison.




































Voilà quelque chose qui me donne le goût de lire jusqu’au bout! ;)
sweet ;)