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Je ne dors pas ce soir
Je suis étendu dans le lit, et près de moi mon Coeur, celle que j’aime tant, qui fait l’égoïste et dors à poing fermé. Elle est si belle, entouré des bras d’Hypnos, Morphée ne pouvant qu’endormir les mortels, c’est à Hypnos fils de la Nuit, frère jumeau de la mort, que reviens la lourde tâche d’endormir ma douce et la laisser au bon soins d’Oniros…
Après quelque minutes passé à regarder la Belle dormir, par un soucis de justice, il me prend d’une envie d’être égoïste, moi aussi. Ton sommeil me rends jaloux, et il se terminera maintenant.
Par une de mes main qui se glisse doucement sur ta poitrine.
Mais tu ne bouge pas.
Par mon autre main, qui se glisse doucement dans tes cheveux.
Dans ton sommeil, tu souris.
Par mes lèvres qui déposent quelque pièges dans ton cou.
Tu bouge tranquillement, tu te réveille, belle Aphrodite.
“Tu es joli, mon Aimé, mais je dors, alors, laisse moi un peu, tu veux”, d’une voix toute endormie…
Et pour seul réponse, tu obtiens ma main, qui glisse plus bas que t’es seins, et qui va caresser ton entre jambes.
“Oh mon Eros, je dois dormir, j’ai sommeil…”
Puis, un petit frisson qui parcours ton corps. Tu te relache. Les Moires prennent contrôle de tes mouvement. Clotho se met à sourrire et me fait un clin d’oeil. Je fais alors taire mes baisers pour aller poser ma bouche sur tes seins… Tu respire un peu plus fort… Ton poulx s’accélère… Lachésis rigole dans son coin, et attends le bon moment pour faire signe à sa dernière soeur… Je dirige mes lèvres vers la source de mon désir, et fait jouer de milles tours ma langue, jusqu’à ce que ton corps se plie en deux sous mes caresses, que ta voix chante les alleluia et que ta seule volontée t’abandonne.
Jusqu’au moment de l’explosion.
Atropos, l’inflexible, coupe alors le fil, et ta respiration se fait plus lente. Ton coeur retrouve un rythme plus lent… Les Moires quittent la pièce, et me font un dernier signe de la main, et laisse Hypnos et Oniros se charger de la Belle Aphrodite et de son Eros.
Je ferme les yeux, enfin enclin à me laisser prendre au piège de la Nuit, sourrire au lèvres, mais toi, mon Bel Ange, tu es levée sur un coude, et me regarde, avec cette même intensité que j’avais quelque temps avant. Finalement, Hypnos devra encore attendre un peu…



































