Eh oui, il est revenu le temps de l’année, qui reviens à tout les 6 mois, où je ne me sens pas à ma place, dans la vieille capitale… Est-ce que cette fois, ça serai la bonne? Pourquoi pas… Depuis 2 ans, à tout les 6 mois, je me dis “je part faire ma vie a Montréal”. Et, depuis 2 ans, 6 mois après 6 mois, je suis toujours installé à Québec, chez ma mère, qui plus est. Historique d’une chronique d’un déménagement annoncé…
Été 2001: Je sort du secondaire. Je suis accepté en “Technique en Intégration Multimedia” au cégep de Sainte-Foy. Moi, jeune fou et vierge d’expérience viable dans la vie, je crois que, d’ici 3 ans, j’aurai terminé le DEC, et que je me lancerai en art dramatique après, à Montréal. Si je suis accepté en art dram, je serai heureux, sinon, j’aurai un autre diplôme qui me satisfait, et je serai dans ce que l’on appelle joyeusement et frénétiquement “la capitale du multimedia”…
Décembre 2002: Je fais une dépression. Je passe trop de temps à l’école. Je veux aboslument me donner a fond la caisse dans mes études, et avoir les meilleurs notes, pour faire ce que je veux de ma vie: comedien, sinon, travailleur dans l’industrie du multimedia. J’ai abandonner mes projets théâtraux, pour pouvoir me consacrer le plus possible à ma vie estudiantine. Qui est trop. Je sort du lit il est 7h du matin. Je prend la bus à 7h30. Je suis au cégep à 8h00, pour le début des cours. Je prend ma pause dîner à 11h, je recommence les cours a midi, pour les terminer vers 18h. Là, je file a l’épicerie du coin me prendre a souper, je reviens au cégep, et vais m’entraîner au gym de 18h30 à 19h. Je prend ma douche et mange de 19h à 19h30. 19h35, je suis de retour dans la salle de classe, pour faire mes travaux et devoirs. 22h, le gardien de sécurité nous met dehors. Alors, deux choix s’impose à moi: soit je vais prendre la bus de 22h30, pour être à la maison vers 11h30, me coucher vers minuit, et recommencer le cycle, soit je réussi a contourner sa vigilance et me faufile dans les locaux de l’ASSO pour dormir, et commencer ma journée du lendemain plus de bon heure. Oui, j’ai vraiment péter les plombs…
Janvier 2003: J’ai abandonner mes cours de technique. J’ai 15 heures de cours par semaine, mes cours de bases, et je travaille le reste du temps au café étudiant de l’école. Je commence à prendre goût à la vie… De voir des gens… Gagner mon petit salaire et avoir du plaisir…
Septembre 2003: Je me fais une copine. La vie est belle. À ce stade, je recommence les cours le prochain mois de Janvier, ce qui veut dire que dans 2 ans, je déménage a Montréal avec celle que j’aime…
Novembre 2003: J’adore mon train de vie, qui n’a pas changé depuis janvier. Ceci dit, j’ai hâte de recommencer les cours, de travailler pour mon diplôme. Ceci dit… Ne devrai-je pas partir maintenant à Montréal? Ma copine pourrais aller faire ses cours, et je pourrais en commencer des meilleurs… Non, franchement, je suis a mi-chemin, pourquoi arrêter?
Mai 2004: Béatrice est décédé. En plein rush de travaux de fin de session. Je me prend quelque jours de congés pour aller au funérailles. Quelque jours qui auront été fatal, parce que finalement, j’ai couler un cours. Pas question d’attendre encore deux ans pour finir mon DEC, je trouverai autre chose… On, ma copine et moi, pourrais partir a Montréal! Eh bien non, ce projet si important a ses yeux, ne tiens plus, elle veut rester à Québec. Bon. Okay.
Setpembre-Octobre 2004: Voilà, c’est fini. Elle me laisse, en 24h, elle ne m’aime plus. Tout boulversé que je suis, je retourne vivre a temps plein chez ma mère, et cherche quoi faire de ma vie… Je pourrais faire une AEC en Webmestre a partir d’octobre et aller faire un diplôme en nouveaux médias à l’INIS en Janvier!? Non… C’est trop rapide… Et trop coûteux. Qui plus est… Ce n’est pas intelligent, de partir quand tu ne te sens pas bien avec toi même… Il faudrait attendre des jours plus heureux, histoire de prendre une décision plus éclairée.
Novembre-Décembre 2004: Mon travail m’écoeure au plus haut point. Les horaires archi-nuls-a-chier. Je quitte, et vais m’inscrire à la prochaine session de Webmestre à O’sullivan. 4 mois d’études, c’est pas si mal…
Et puis maintenant… Dison… “Presqu’avril 2005″. Là. La, je me sens bien dans ma peau. Là, j’aurai un diplôme d’ici le 24 mai. Maintenant, est-ce que quelque chose me retiens ici, à Québec… Non. Je pourrais enfin partir alors? Qui sais… Oui, je pourrais partir. En juin, aller me chercher un boulot, dans mon domaine, ou pas. En juillet, en espérant m’avoir trouvé un boulot, je pourrais avoir un appart, seul miteux, ou pas si mal, avec des quelconque colocs. En octobre, je pourrais voir si je suis en mesure de bien vivre et garder mon boulot, si oui, je fais mon inscription à l’INIS pour Janvier prochain… Et après… Après… Je sais plus.
Vous croyez que c’est faisable, de débarquer à Montréal un beau mois de Juin, trouver un emploi, et y commencer une vie? Pour vrai cette fois? C’est un gros guess à prendre… Suis-je assez courageux, maintenant?